Le développement personnel du chef d’entreprise avant de libérer son entreprise

 

LA VAGUE DE L’ENTREPRISE LIBÉRÉE

Pas une journée sans article sur les bienfaits de l’entreprise libérée : le film documentaire de Martin Meissonnier a emporté un séisme derrière lui et questionne aujourd’hui grand nombre de nos dirigeants.

questionne aujourd’hui grand nombre de nos dirigeants.

 

L’approche de l’agilité managériale versus entreprise libérée


Bien sûr, les chefs d’entreprise s’efforcent d’introduire de l’agilité managériale ou de l’ingéniosité frugale. Les entreprises ont compris qu’il était urgent de faire évoluer leur modèle organisationnel et culturel dans le monde en mutation, de pratiquer une politique volontariste d’open innovation en s’ouvrant aux étudiants, aux universités, aux prestataires et fournisseurs. Les entreprises cherchent à capitaliser, à créer de la dynamique pour que les gens travaillent efficacement ensemble. Les DRH n’ont jamais été autant sollicitées pour mettre en place des outils de gestion de talents, des plateformes collaboratives, de formation en ligne. La transformation digitale modifie profondément nos habitudes de travail, notre façon de nous former, de partager l’accès aux informations. Les entreprises croulent sous le nombre de chantiers en cours et cherchent à moderniser leurs méthodes de recrutement, à mettre en place des parcours d’intégration, d’étonnement, d’exploration. Les strates de management se réduisent et le mode projet est devenu très courant. On cherche à simplifier les processus qui alourdissent le travail des collaborateurs pour alléger et fluidifier la charge administrative devenue trop pesante pour les fonctions productives et qui les éloignent de leur cœur de métier.

 

En dépit de tous ces efforts et cette volonté manifeste d’introduire de la modernité, les salariés sont-ils davantage motivés ? Sont-ils davantage heureux ?

 

Quand on rencontre des salariés d’entreprises « normales » et qu’on raconte ce qui se passe dans une entreprise libérée (et pas seulement celles qui pratiquent de l’innovation managériale), on sent de l’envie, de l’appétit avec le constat que le model managérial et organisationnel de l’entreprise ou ils travaillent en est très loin. Rappelons que si le management n’a pas une influence directe sur les collaborateurs, il a en revanche une capacité à démotiver : soixante-quinze (75%) pour cent des salariés quittent leur entreprise en raison de leur manager. Quelle capacité de nuisance !

 

Alors quand on investigue du côté des patrons libérateurs et que l’on recueille leurs témoignages, on est surpris par l’apparente simplicité du principe : de la vision, des valeurs fortes affichées et incarnées par chacun au fil du temps, l’arrêt du contrôle qui ne sert pas la vision et limite les productifs, des évolutions de poste qui rendent possible l’affirmation de soi, de la dynamique collective et surtout, le client au cœur de toutes les attentions. Simplicité apparente car le processus de libération peut s’avérer difficile, complexe voire anxiogène.

 

Mais pourquoi donc l’entreprise libérée nous questionne-telle ? Pourquoi existe-t-il tant d’écart entre l’envie suscitée par les exemples d’entreprises libérées et l’action, la mise en mouvement pour amorcer le processus de libération ?

 

Est-ce le courage que cela implique pour libérer les énergies, libérer l’intelligence ? la peur de l’échec ? la peur de la perte du statut, des signes extérieurs de pouvoirs auxquels les chefs d’entreprise sont souvent attachés ?

 

Est-ce cette difficulté que pressentent les chefs d’entreprise de devenir des accompagnateurs au service de leurs collaborateurs ?

 

Le développement personnel du leader préalable à la libération d’entreprise


Tous les chefs d’entreprise libérateurs témoignent de la puissance du lâcher prise, la clé du succès disent-ils souvent. Le lâcher prise est ainsi vécu comme le chemin de la libération, se libérer de ses principaux écueils, de son ego, de son besoin irrépressible de contrôle.

 

Faut-il avoir fait soi-même l’expérience d’une libération pour s’autoriser à libérer les autres en leur redonnant l’autonomie naturelle dont ils ont besoin pour se réaliser ?

 

Peut-être voilà un élément de réponse, d’abord devenir un homme chef d’entreprise « libérant » pour incarner soi-même cette liberté et emporter à sa suite son équipe dirigeante et ses collaborateurs.

 

Carole Laubry

 

Le coaching de carrière
La motivation au travail, résultats d’enquête