Le management par la bêtise ou la suppression des 5 C?

Les 5 C – “C’est con mais c’est comme ça” – maxime à laquelle je suis souvent confronté quotidiennement dans mes interventions dans les grandes entreprises.

 

 

« Trouvez-vous normal qu’un père de famille qui économise tous les mois pour payer les études de ses enfants ait besoin de son chef pour engager une note de frais de 10 € ? Qu’une femme très engagée dans sa vie personnelle – association des parents d’élèves, club sportif… – fasse le strict minimum quand elle vient dans son entreprise ? Que ce soit souvent les non-productifs qui disent aux productifs comment il faut travailler ? C’est le monde à l’envers…. »

 

Un monde dans lequel on laisse son cerveau au vestiaire en arrivant pour prendre celui du chef ? Où est l’avenir d’un monde où règnent les 5 C pour faire face à la compétition mondiale :

 

« C’est c…de gérer son entreprise pour les 3%, c’est-à-dire de mettre des règles et des notes de services pour empêcher de nuire ces 3 % de couillons, de gens qui ne respectent pas les règles » sans comprendre qu’en faisant ça, c’est toute l’entreprise que je punis, dont je limite les capacités d’action et de réaction » .

 

C’est c…de priver l’entreprise de l’intelligence de plusieurs centaines ou milliers de cerveaux en prenant toutes les décisions au sommet, dont beaucoup sans réelle connaissance des contraintes du terrain.

 

C’est c… de mettre la qualité et le service au client au fronton de toutes les publications et de tous les discours et de laisser les process et les contraintes de coût dicter la conduite des affaires en reléguant la qualité au second plan.

 

C’est c… de multiplier les contrôles et les normes tout en prônant la réactivité et l’adaptation aux situations dans un monde de plus en plus complexe. Avec pour effet d’augmenter le malaise des salariés qui ont le sentiment d’être dépossédés de leur savoir-faire et de leur intelligence au profit d’un système obscur et rigide.

 

C’est c…de déclarer que la question du manque de motivation et d’engagement des salariés vient des générations Y et Z alors que l’entreprise fait tout pour décourager les prises d’initiatives et la recherche de solutions pérennes.

 

Rêvons que l’entreprise se mette rapidement à revisiter les vieux dogmes de l’organisation et du management, non pas sous le diktat du nouveau concept à la mode, mais sous le regard séduisant de l’intelligence. Est-ce que de faire ceci ou cela est intelligent ? Est-ce que çela a du sens ? Est-ce que c’est cohérent avec notre vision et nos valeurs, avec notre projet d’entreprise ?

 

On se sent si bien et si fort quand on a pris une décision en intelligence avec toutes les parties prenantes. Et cette décision sera forte d’un engagement collectif à la place d’une acceptation de façade et d’une application sans conviction.

 

Un regard ou un accompagnement extérieur apporteront le coup de pouce et l’objectivité qui peuvent manquer à une démarche exclusivement interne porteuse de doute et de suspicion sur ses intentions.

 

Quand vos salariés diront comme Axelle MILOCHEVITCH de Teractem « j’ai un job de rêve dans une boîte de rêve dans une ville de rêve et dans une région de rêve ! », c’est que vous aurez fait un grand pas vers le bien-être et le respect des hommes, et soyez certains que performance et la réussite seront au bout du chemin.

 

Bernard Rohmer

 

Author: Carole Laubry

 

Entreprise libérée et motivations du dirigeant
Learning expedition Teractem à Annecy

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