Développer son leadership

 

TROP D’AMALGAMES SUR LA POSITION DE LEADER

 

Être un leader ne veut pas dire que vous contrôlez tout, bien loin s’en faut…Un bon leader est avant tout un artiste de la délégation intelligente ; il est le porteur d’une vision stratégique forte qu’il s’emploie à co-construire avec ses employés en vue de les impliquer et de les stimuler dans leur travail. Que peut-il y avoir de plus horrible pour un employé de se lever le matin et de se dire « oh non, encore une journée de merde avec ces managers de merde, vivement les vacances si je ne me mets pas en arrêt maladie avant pour burn-out ». Un peu cru me direz-vous…mais tellement vrai…Et la réalité, un leader doit la voir et y faire front pour être capable de prendre les mesures nécessaires à la dynamisation ou redynamisation de ses équipes.

 

LE RESPECT ET L’ÉCOUTE

 

Savoir déléguer, c’est d’abord savoir être à l’écoute des problèmes de sa société qui doivent forcément être remontés par les employés…Encore faut-il qu’ils osent communiquer ouvertement, qu’ils n’aient pas peur de leurs N+ qui, dans beaucoup de cas, tentent beaucoup trop de contenir les dysfonctionnements qui leur seraient (selon eux) logiquement imputés.

 

La peur de dire les choses, que ce soit au niveau des N- ou N+ représente un frein majeur à la mise en place de solutions pérennes de la gestion humaine, de la créativité et de la productivité. Il est nécessaire de faire comprendre à l’ensemble de votre organisation que la peur n’a pas lieu d’être et que de reconnaître ou soulever une erreur sera souvent mieux vu que de vouloir briller à tout prix.

 

Le management à la française

 

En France, le management est trop souvent égocentré et la peur bien trop ancrée pour que les N+ (du moins beaucoup d’entre eux) soient prêts à ouvrir ne serait-ce qu’une micro-brèche qui permettrait à un N- de s’élever…La peur, la peur de la fin, la peur d’être dépassé, mis au rebut…Ici réside toute la définition d’un mauvais manager, qui, par souci d’être au courant de toute initiative potentiellement dangereuse pour sa position, va tenter de tout superviser, tout contrôler et ainsi, va démotiver l’ensemble d’une équipe en dissimulant souvent ses angoisses sous un pseudo-paternalisme destructeur. Les managers tyranniques sont légion, certains mieux décelables que d’autres sachant jouer sur de très nombreux tableaux et maîtrisant l’art de la perversion narcissique…Reste à savoir si l’on fait face à un destructeur situationnel ou inné, le second étant bien plus difficile à recadrer et nécessitant souvent le recours à un suivi psychologique voire psychiatrique…La recherche de pouvoir n’attire pas toujours les candidats les plus sains…

 

LE VÉRITABLE LEADER

 

Le véritable leader sait donc :

 

  • Etre à l’écoute attentive des maux de ses équipes
  • Inspirer autrui
  • Que la peur est l’ennemi #1 de la performance de ses salariés
  • Motiver ses managers pour le reporting de dysfonctionnements
  • Ne pas chercher un coupable mais trouver des solutions
  • Co-construire les valeurs de l’entreprise avec ses salariés en se basant sur sa vision
  • Laisser place à l’émotionnel dans la prise de décisions
  • Chasser les peurs irrationnelles ancrées enrayant la communication interne
  • Valoriser le travail de ses salariés
  • Se faire un café filtre au cas où la Nespresso tomberait en panne

 

Author: Carole Laubry

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